Au Coeur de MaGe

Reportage photo du Collectif Anonyme (danse)

Reportage

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Retrouvez tout le set de photos sur mon flickr

Voilà bientôt un mois et demi que mon portfolio/blog est en ligne. Enfin, portfolio/(blog), étant donné le vide cosmique de la rubrique en question. Trop de sujets à couvrir, trop peu de temps réservé à l’écriture. Excuse ? Probablement. Il est évident qu’on peut toujours consacrer quelques minutes par jour à une passion extra-professionnelle, avec un peu de bonne volonté.

Alors que je débâtais une nouvelle fois avec moi-même, en tant que schizophrène chevronné, afin de cerner le sujet idéal pour commencer à publier sur mon blog, je me suis rendu compte que j’observais toujours le même processus de réflexion : une grosse prise de tête interne sur un sujet qui comporte un large set de paramètres que j’essaye d’analyser en détail, puis, une fois imbibé (complètement saoul) du domaine, une idée ou une envie émerge « instinctivement » (je guillemète, vu le temps astronomique et l’énergie dépensés à dépasser doutes et perfectionnisme pour déclencher « l’instinct »), devenant à la fois œillères et inspiration, réelle matière première d’une création à venir.

Fin d’année 2011, le Collectif Anonyme, danseurs passionnés, professionnels, précieux amis, répétaient tout en symbiose à Redon, en Bretagne, dans le centre de danse où une des membres du groupe aiguisa ses premières armes. Portés, jetés, cabrioles et autres libertés spatiales, témoins du travail acharné, autant sur la chair, la matière, que sur l’esprit et le mental. Ayant déjà eu l’occasion de travailler avec eux, autant en studio où le cadre est délimité, la création maîtrisée entre mes mains de créatif et photographe, qu’à l’occasion de leurs spectacles et diverses répétitions les précédant, j’ai choisi de faire un reportage photo sur le Collectif.

Il y a quelque chose, chez les danseurs, qui me touche particulièrement. Le langage figuré des corps apprivoisés, la philosophie essentielle qui définie leur évolution, l’impressionnante concentration distillée au fil de leurs mouvements fluides ou déstructurés, quelque chose m’émeut. Peut-être le tout.

Cam, Ben, Mika, Caro, répétant inlassablement des phases chorégraphiées, améliorant certains passages, évaluant sans cesse leurs positions, pieds, mains, attitude. C’est nerveux, vivant, ils bougent en continu, éclatent parfois de rire à propos d’une position douteuse ou d’une trouvaille amusante à implémenter dans le flot dans leur spectacle. Je rigole aussi, spectateur amusé, armé de mon 5D qui crache en rafale, pour ne pas perdre de vue ce que je vois alors, pour cristalliser leurs instants. Pour eux ? Pour moi, avant tout. Je veux des flous, des entretiens muets entre les protagonistes, de la poésie humaine, des extraits de ma mémoire à vous faire partager.

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Le collectif anonyme est en ligne ici :
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